Un club échangiste est un établissement privé recevant du public, réservé aux personnes majeures, où des rapports sexuels entre membres consentants peuvent avoir lieu sur place. Il vend une entrée, des consommations et un cadre — jamais un acte sexuel ni une personne. Cette frontière n’est pas une nuance de vocabulaire : elle est écrite dans le code pénal, et elle explique la quasi-totalité de ce que l’on trouve à la porte d’un club, du prix différencié au sas d’entrée. Cette page traite exclusivement de l’accès : qui peut entrer, à quelles conditions, ce qui est affiché, et ce qui permet de vérifier qu’un établissement est en règle. Les montants cités proviennent des pages tarifaires publiées par les clubs eux-mêmes et portent la date de leur relevé.
Club échangiste, club libertin, sauna : ce que les mots recouvrent
En français, « club échangiste » et « club libertin » désignent la même chose : un lieu clos, à accès contrôlé, où la sexualité entre adultes consentants fait partie de l’activité prévue. Les établissements eux-mêmes utilisent indifféremment les deux termes, parfois sur une même page. Il n’existe pas de catégorie juridique « club libertin » en droit français : administrativement, ces lieux sont des débits de boissons, des discothèques ou des restaurants, avec les obligations qui vont avec.
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Les formats réellement rencontrés diffèrent surtout par ce qu’on y fait quand on n’est pas dans les espaces dédiés. Le club de nuit libertin fonctionne comme une boîte : ouverture tardive, espace bar, piste, espaces privés. Le restaurant-club associe un service de table et un club sur le même site — c’est le modèle revendiqué par Les Chandelles, 1 rue Thérèse à Paris 1er. Le sauna libertin mise sur l’espace humide et des plages horaires diurnes. En province, la formule dominante est la discothèque libertine, souvent installée hors agglomération avec un grand parking : c’est ainsi que se présente le Yacht Club 76, 155 rue d’Yvetot à Auzebosc, en Seine-Maritime.
Quelques termes conditionnent directement les soirées auxquelles on peut s’inscrire, et c’est la seule raison de les rappeler ici. Le soft swap désigne un échange limité aux caresses et à la sensualité, sans pénétration ; le full swap, un échange complet. Le candaulisme décrit la situation où l’un des partenaires organise ou observe la rencontre de l’autre. Le voyeurisme — au sens des clubs, pas au sens pénal — désigne le fait de regarder sans participer, pratique tolérée dans certains espaces et interdite dans d’autres. Beaucoup d’établissements calibrent leurs soirées sur ces distinctions : s’inscrire à la mauvaise, c’est arriver dans un lieu dont on ne partage pas les règles du soir.
Ce dossier ne classe aucun établissement, ne publie aucun avis et ne décrit pas le déroulé d’une soirée. Pour la grille tarifaire détaillée, le cadre juridique complet et l’explication de la tarification différenciée, l’article de référence du site reste le dossier club libertin, tarifs et cadre légal. Pour le déroulé d’une première visite et les questions d’étiquette, voir le guide de la première soirée échangiste. Les termes du milieu sont définis dans le glossaire de la rencontre adulte.
Qui peut entrer : les conditions d’accès relevées sur les sites des clubs
Un seul critère est commun à tous les établissements et n’est jamais négociable : la majorité. Le Yacht Club 76 l’affiche noir sur blanc dans ses informations de réservation, avec un accès réservé aux personnes de 18 ans et plus (Yacht Club 76, relevé le 19/09/2026). Tout le reste — profils admis, tenue, réservation — varie d’un club à l’autre, et surtout d’un soir à l’autre au sein du même club.
C’est le point que les annuaires omettent systématiquement : l’accès n’est pas un statut, c’est un calendrier. Les Chandelles publie sur sa page d’accueil un agenda d’accès par jour. Du mercredi au samedi, l’établissement indique « Couples exclusivement ». Le mardi, « Couples & Femmes seules ». Le dimanche et le lundi, « Couples & Célibataires ». Les après-midis du lundi au samedi, de 15h à 20h, « Couples & Célibataires » (Les Chandelles, relevé le 19/09/2026).
Pour un homme seul, la conséquence pratique est nette et rarement formulée ailleurs : le problème n’est pas d’abord le prix, c’est le soir. Dans cet établissement, les nuits de fin de semaine lui sont fermées quel que soit son budget, et les créneaux qui lui restent ouverts sont les après-midis et le début de semaine. Un homme seul qui compare les tarifs sans regarder l’agenda compare des portes dont certaines ne s’ouvriront pas pour lui.
Le dress code est la deuxième condition d’entrée réelle, et non un folklore. Les Chandelles publie un code vestimentaire explicite — tenue de soirée, talons pour les femmes, chemise à manches longues et chaussures de ville pour les hommes — et précise que la direction se réserve le droit d’entrée (Les Chandelles, relevé le 19/09/2026). Le Yacht Club 76 mentionne de son côté un dress code chic (Yacht Club 76, relevé le 19/09/2026). La réserve sur le droit d’entrée n’est pas une formule décorative : elle signifie qu’une réservation payée ne vaut pas garantie d’admission si la tenue ou le comportement ne convient pas.
La réservation, enfin, est présentée comme facultative mais conseillée aux soirées à forte affluence par le Yacht Club 76, via une billetterie en ligne tierce ouverte jusqu’à 30 minutes avant l’ouverture (Yacht Club 76, relevé le 19/09/2026). Ce détail logistique en apparence anodin introduit un tiers dans la chaîne, avec des conséquences sur les données personnelles traitées plus bas.
Une limite s’impose : ces conditions sont celles de deux établissements, à une date donnée. Elles ne décrivent pas le parc français, elles montrent comment lire une page d’accueil de club. La vérification doit toujours se faire sur l’agenda officiel du club visé, jamais sur une fiche d’annuaire.

Ce qui est affiché à la porte : entrées et consommations relevées le 19/09/2026
Méthode avant les chiffres : les montants ci-dessous sont recopiés sur les pages tarifaires publiées par les établissements eux-mêmes, à la date du relevé. Aucune moyenne nationale, aucune fourchette « courante », aucun tarif de seconde main repris d’un annuaire. Les clubs modifient leurs prix selon les événements, et le Yacht Club 76 le précise lui-même sur sa page (Yacht Club 76, relevé le 19/09/2026).
À Paris, Les Chandelles distingue trois formules. La soirée Volupté nocturne, du jeudi au samedi, est à 130 € pour un couple. La soirée French Kiss du mercredi est à 90 € pour un couple. L’afterwork, du lundi au samedi, est à 50 € pour un couple (Les Chandelles, relevé le 19/09/2026).
Le prix d’entrée n’est pas le prix de la soirée. Sur le même site, le soft est facturé 15 €, la coupe de champagne et l’alcool 25 €, l’alcool supérieur et le cocktail 30 €, et le voiturier 15 € du jeudi au samedi (Les Chandelles, relevé le 19/09/2026). Un couple qui prend deux verres et laisse sa voiture au voiturier sort mécaniquement de l’ordre de grandeur affiché en page d’accueil.
En Normandie, la structure est différente et instructive. Le vendredi, le Yacht Club 76 affiche le couple à 35 € avec une consommation offerte par personne, l’homme seul à 59 € avec une consommation offerte, et l’entrée offerte pour une femme seule assortie d’une consommation obligatoire à 13 €. Le samedi, le couple passe à 50 € et l’homme seul à 69 €, avec un supplément de 25 € par couple pour la formule incluant la restauration à partir de 20h30 sur les soirées éligibles (Yacht Club 76, relevé le 19/09/2026).
| Établissement | Soirée | Couple | Femme seule | Homme seul |
|---|---|---|---|---|
| Les Chandelles (Paris 1er) | Volupté nocturne, jeudi à samedi | 130 € | Non admise ces soirs | Non admis ces soirs |
| Les Chandelles (Paris 1er) | French Kiss, mercredi | 90 € | Non admise ce soir | Non admis ce soir |
| Les Chandelles (Paris 1er) | Afterwork, lundi à samedi | 50 € | Tarif non publié | Tarif non publié |
| Yacht Club 76 (Auzebosc, 76) | Vendredi | 35 €, une consommation offerte par personne | Entrée offerte, consommation obligatoire à 13 € | 59 €, une consommation offerte |
| Yacht Club 76 (Auzebosc, 76) | Samedi | 50 €, supplément restauration 25 € par couple dès 20h30 sur soirées éligibles | Entrée offerte, même condition de consommation | 69 € |
Deux lectures honnêtes s’imposent. D’abord, l’entrée offerte aux femmes seules n’est pas la gratuité : elle est conditionnée à une consommation obligatoire dont le montant est publié (Yacht Club 76, relevé le 19/09/2026). Ensuite, les colonnes « non admis » ne sont pas des trous dans le tableau mais une information en soi : la politique d’accès prime sur la politique tarifaire. L’analyse de la tarification différenciée elle-même — pourquoi l’écart, ce qu’il produit sur la fréquentation — relève du dossier pilier consacré aux tarifs et au cadre légal, qui la traite en détail.
Ce que la loi interdit à l’intérieur, et pourquoi ça change tout
Le texte qui structure toute l’activité est l’article 225-10 du code pénal. Il punit de 10 ans d’emprisonnement et de 750 000 € d’amende le fait de détenir, gérer, exploiter, diriger, faire fonctionner, financer ou contribuer à financer un établissement ouvert au public en y acceptant ou en y tolérant habituellement qu’une ou plusieurs personnes s’y livrent à la prostitution ou y recherchent des clients (Légifrance, code pénal, art. 225-10, version en vigueur depuis le 19/03/2003, page vérifiée le 19/09/2026).
Traduit à hauteur de visiteur : dans un club en règle, aucun acte sexuel ne se paie et personne n’est rémunéré pour être disponible. Le prix d’entrée achète l’accès au lieu et, selon les formules, une consommation — rien d’autre. Un établissement où l’on se voit proposer une prestation tarifée n’est pas un club libertin au sens où ses confrères l’entendent : c’est un lieu qui expose son exploitant à ce texte, et ses clients à une soirée qui peut s’interrompre par une intervention.
Un mot du texte mérite d’être lu précisément, parce qu’il est presque toujours déformé : « habituellement ». L’infraction suppose des faits installés dans la durée, pas un incident isolé. Affirmer qu’un incident unique entraîne la fermeture d’un club est faux ; affirmer qu’un exploitant peut fermer les yeux durablement sans risque l’est tout autant.
Le second texte explique l’architecture des lieux. L’article 222-32 punit d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende l’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public. Depuis sa modification par la loi n° 2021-478 du 21 avril 2021, il précise que l’infraction est constituée même sans exposition d’une partie dénudée du corps dès lors qu’un acte sexuel, réel ou simulé, est explicitement imposé à la vue d’autrui ; les peines sont portées à 2 ans et 30 000 € lorsque les faits visent un mineur de quinze ans (Légifrance, code pénal, art. 222-32, en vigueur depuis le 23/04/2021, page vérifiée le 19/09/2026).
C’est ce texte, et non une coquetterie de gérant, qui impose la carte de membre, le sas d’entrée, l’absence de vue depuis la rue, les vitres occultées et l’interdiction stricte de tout comportement sexuel sur le parking, la terrasse ou le trottoir. La frontière juridique n’est pas la limite de la propriété : c’est le regard du public. Un espace privé mais visible reste dans le champ du texte ; un espace fermé où l’on entre par choix, informé, n’y est pas.
Une précision nécessaire pour ne laisser aucune ambiguïté : ces deux articles encadrent l’exploitation et l’exposition. Ils ne rendent pas illégale la fréquentation d’un club par des adultes consentants, dans un lieu clos, en France.
Licence, permis d’exploitation : les papiers d’un établissement en règle
Un club qui sert de l’alcool est avant tout un débit de boissons. Il relève du même régime que n’importe quel bar de quartier, et c’est par là que passe la vérification la plus simple de son sérieux administratif.
La licence III autorise la vente pour consommation sur place des boissons titrant au plus 18°, soit le vin, la bière et le cidre. La licence IV couvre les boissons distillées au-delà de 18° : rhum, gin, vodka, whisky, pastis (Justice.fr, ministère de la Justice, fiche mise à jour le 27/11/2025). Un club qui affiche des cocktails et des alcools forts à sa carte détient donc nécessairement une licence IV.
Or la création de toute nouvelle licence IV est interdite : elle ne se demande pas, elle s’achète ou se transmet (Justice.fr, fiche mise à jour le 27/11/2025). Ce fait, absent de tous les classements en ligne, explique beaucoup : la valeur d’un fonds de commerce dans ce secteur, la rareté des établissements pouvant servir des spiritueux, et la raison pour laquelle certains clubs fonctionnent au champagne et à la bière plutôt qu’au cocktail. Un lieu qui possède une licence IV a investi dans un actif rare — ce n’est pas une garantie de qualité, c’est un indice de permanence.
La même fiche rappelle les conditions de moralité et de capacité du déclarant : majorité ou émancipation, absence de mise sous tutelle, absence de certaines condamnations (Justice.fr, fiche mise à jour le 27/11/2025). S’y ajoute le permis d’exploitation d’un débit de boissons ou d’un restaurant, qui fait l’objet d’une démarche administrative au moyen du formulaire Cerfa 14407*03 déposé en préfecture (Service-public.gouv.fr, page vérifiée le 29/10/2025).
Trois vérifications sont à la portée de n’importe quel visiteur avant de réserver. Le site du club publie-t-il des mentions légales complètes, avec raison sociale, numéro SIREN et adresse ? La licence est-elle affichée dans l’établissement, comme elle doit l’être ? Existe-t-il un règlement intérieur écrit, consultable avant la visite plutôt que découvert à la porte ? Un établissement qui échoue aux trois n’est pas nécessairement hors la loi, mais il ne donne aucun moyen de le vérifier.

Carte de membre, photos, réservation : ce que le club sait de vous
Voici le point que la SERP française ignore presque entièrement, alors qu’il est le plus lourd de conséquences. Fréquenter un club échangiste produit une donnée relative à la vie sexuelle. La CNIL classe les données concernant la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle d’une personne physique parmi les données sensibles, au même titre que les données de santé, les convictions religieuses ou les données biométriques (CNIL, page consultée le 19/09/2026).
Le régime qui s’applique à ces données n’est pas celui d’un fichier client ordinaire. Leur collecte et leur utilisation sont interdites par principe, sauf exceptions — dont le consentement exprès, que la CNIL définit comme une démarche active, explicite, de préférence écrite, libre, spécifique et informée (CNIL, page consultée le 19/09/2026). Une case pré-cochée ou un formulaire ambigu ne constituent pas ce consentement.
Les conséquences sont très concrètes. Une adhésion, un fichier de membres, un formulaire d’inscription en ligne, une photo de profil demandée à l’entrée, une copie de pièce d’identité conservée : tout cela relève de ce régime. Le club doit pouvoir dire pourquoi il collecte, combien de temps il conserve, à qui les données sont transmises et comment exercer ses droits d’accès, de rectification et d’effacement. Sur un sujet où la discrétion est la première attente des visiteurs, l’écart entre la pratique et la règle est rarement interrogé.
La réservation par billetterie tierce, pratiquée par le Yacht Club 76, ajoute un maillon à cette chaîne (Yacht Club 76, relevé le 19/09/2026). Le prestataire a ses propres conditions d’annulation, sa propre durée de conservation et sa propre politique de sécurité, que le club ne maîtrise pas. Réserver en ligne, c’est confier l’information à deux acteurs, pas à un. Les réflexes de protection applicables à toute inscription sur un service de rencontre valent ici et sont détaillés dans notre guide de la cybersécurité sur les sites de rencontre adulte.
Un point de comparaison vérifiable existe. Le Yacht Club 76 publie une charte qui impose le consentement explicite pour tout geste et toute proposition, le respect absolu des limites de chacun, la protection de l’anonymat des membres et l’interdiction de toute capture et diffusion d’image (Yacht Club 76, charte consultée le 19/09/2026). Un club qui écrit ces règles et les publie donne un étalon : face à un autre établissement, la question devient « où est l’équivalent ? » plutôt que « est-ce que ça se passe bien ? ».
Reste le site web du club lui-même. S’il diffuse des contenus à caractère pornographique, il entre dans le champ du référentiel technique de vérification de l’âge adopté par l’Arcom le 09/10/2024, après avis favorable de la CNIL du 26/09/2024. Ce référentiel fixe les exigences techniques minimales applicables aux services de communication au public en ligne à responsabilité éditoriale et aux plateformes de partage de vidéos, et l’Arcom peut mettre en demeure puis prononcer une sanction pécuniaire en cas de manquement (Arcom, délibération du 09/10/2024, page vérifiée le 19/09/2026).
Le fondement pénal de cette obligation est l’article 227-24 du code pénal, qui punit de 3 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende la fabrication, le transport ou la diffusion d’un message à caractère pornographique lorsqu’il est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur — y compris lorsque le mineur a simplement déclaré être âgé d’au moins 18 ans (Légifrance, code pénal, art. 227-24, en vigueur depuis le 02/12/2021, page vérifiée le 19/09/2026). C’est cette dernière précision qui rend insuffisante la simple case « j’ai plus de 18 ans », et qui explique les murs d’âge apparus sur les sites de clubs comme sur les annuaires.
Ce qu’il faut vérifier avant de réserver
Chaque ligne renvoie à un fait établi plus haut. Aucune n’ajoute d’information nouvelle : c’est une relecture opérationnelle.
- Le soir accepte-t-il votre configuration ? Couple, femme seule, homme seul : la réponse se lit sur l’agenda publié par le club, jamais sur une fiche d’annuaire. Les politiques d’accès changent d’un jour à l’autre au sein du même établissement.
- Le tarif est-il publié par le club lui-même ? Avec mention explicite de ce qu’il inclut, des consommations offertes et des consommations obligatoires. Une entrée offerte assortie d’une consommation imposée n’est pas une entrée gratuite.
- Les mentions légales sont-elles complètes et la licence affichée ? Raison sociale, SIREN, adresse sur le site ; licence III ou IV visible dans l’établissement.
- Existe-t-il un règlement intérieur ou une charte écrite, consultable avant la visite ? Le texte doit traiter explicitement du consentement et de l’interdiction des captures d’image.
- Que devient votre inscription ? Finalité de la collecte, durée de conservation, interlocuteur pour exercer vos droits — exigence renforcée puisqu’il s’agit de données sensibles au sens de la CNIL.
- Le signal qui doit faire renoncer : toute prestation sexuelle tarifée proposée sur place. Au regard de l’article 225-10, ce n’est plus un club libertin, et rien de ce qui précède ne s’applique plus.
Pour aller plus loin : la grille tarifaire complète et l’analyse juridique détaillée se trouvent dans le dossier club libertin ; le déroulé concret d’une première soirée et les règles d’usage sont traités dans le guide de la première fois ; la protection de vos données en ligne est développée dans le guide cybersécurité.
Note de méthode — Les conditions d’accès et les tarifs cités proviennent exclusivement des pages publiées par les établissements concernés et ont été relevés le 19/09/2026. Ils peuvent varier selon l’événement et sont susceptibles d’évoluer sans préavis : la page officielle du club fait foi. Les références juridiques renvoient au texte applicable dans sa version en vigueur à la date indiquée.
Prêt à essayer ?
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Sources
- Légifrance — code pénal, article 225-10 — Punit de 10 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende le fait de détenir, gérer, exploiter, diriger, faire fonctionner, financer ou contribuer à financer un établissement ouvert au public en y acceptant ou en y tolérant habituellement qu’une ou plusieurs personnes s’y livrent à la prostitution ou y recherchent des clients. Fonde la section 4 : aucun acte sexuel tarifé dans un club en règle. (Version en vigueur depuis le 19/03/2003 — page vérifiée le 19/09/2026)
- Légifrance — code pénal, article 222-32 — L’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende ; l’infraction est constituée même sans exposition d’une partie dénudée du corps lorsqu’un acte sexuel réel ou simulé est explicitement imposé à la vue d’autrui ; peines portées à 2 ans et 30 000 € lorsque les faits visent un mineur de quinze ans. Explique la clôture des lieux, le sas et l’interdiction des abords. (Modifié par la loi n° 2021-478 du 21/04/2021, en vigueur depuis le 23/04/2021 — page vérifiée le 19/09/2026)
- Légifrance — code pénal, article 227-24 — Punit de 3 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende la fabrication, le transport ou la diffusion d’un message à caractère pornographique lorsqu’il est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur, y compris lorsque le mineur a simplement déclaré être âgé d’au moins 18 ans. Justifie le mur d’âge des sites de clubs et annuaires. (Version en vigueur depuis le 02/12/2021 — page vérifiée le 19/09/2026)
- CNIL — définition « donnée sensible » — Les données concernant la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle d’une personne physique sont des données sensibles ; leur collecte et leur utilisation sont interdites par principe, sauf exceptions, dont le consentement exprès défini comme une démarche active, explicite et de préférence écrite, libre, spécifique et informée. Fonde toute la section sur l’adhésion, le fichier de membres et la réservation. (Page consultée et vérifiée le 19/09/2026)
- Justice.fr — ministère de la Justice, fiche « Licences de débits de boissons » — Licence III : vente pour consommation sur place des boissons titrant au plus 18° (vin, bière, cidre) ; licence IV : boissons distillées au-delà de 18° (rhum, gin, vodka, whisky, pastis). La création de toute nouvelle licence IV est interdite, elle doit être rachetée. Conditions de moralité et de capacité du déclarant (majorité ou émancipation, absence de tutelle, absence de certaines condamnations). (Fiche mise à jour le 27/11/2025 — vérifiée le 19/09/2026)
- Service-public.gouv.fr (Entreprendre) — permis d’exploitation d’un débit de boissons ou d’un restaurant — Le permis d’exploitation d’un débit de boissons ou d’un restaurant fait l’objet d’une démarche administrative au moyen du formulaire Cerfa 14407*03, déposé en préfecture. Établit qu’un club servant de l’alcool relève du régime administratif commun des débits de boissons. (Page vérifiée le 29/10/2025 — consultée le 19/09/2026)
- Arcom — référentiel technique sur la vérification de l’âge — L’Arcom a adopté le 09/10/2024, après avis favorable de la CNIL du 26/09/2024, le référentiel fixant les exigences techniques minimales applicables aux systèmes de vérification de l’âge pour les services de communication au public en ligne à responsabilité éditoriale et les plateformes de partage de vidéos diffusant des contenus pornographiques ; l’Arcom peut mettre en demeure puis prononcer une sanction pécuniaire en cas de manquement. (Délibération du 09/10/2024 — page vérifiée le 19/09/2026)
- Les Chandelles, club libertin, 1 rue Thérèse, 75001 Paris — grille tarifaire publiée par l’établissement — Soirée Volupté nocturne du jeudi au samedi : couple 130 €. Soirée French Kiss le mercredi : couple 90 €. Afterwork du lundi au samedi : couple 50 €. Consommations : softs 15 €, coupe de champagne et alcool 25 €, alcool supérieur et cocktail 30 €. Voiturier du jeudi au samedi : 15 €. La page d’accueil du même site publie les conditions d’accès par soirée : mercredi au samedi « Couples exclusivement », mardi « Couples & Femmes seules », dimanche et lundi « Couples & Célibataires », après-midis du lundi au samedi 15h-20h « Couples & Célibataires », ainsi qu’un dress code et la mention « la direction se réserve le droit d’entrée ». (Relevé le 19/09/2026)
- Yacht Club 76, discothèque libertine, 155 rue d’Yvetot, 76190 Auzebosc — grille tarifaire publiée par l’établissement — Vendredi : couple 35 € avec une consommation offerte par personne, femme seule entrée offerte avec une consommation à 13 € obligatoire, homme seul 59 € avec une consommation offerte. Samedi : couple 50 €, femme seule entrée offerte sous la même condition, homme seul 69 €, plus 25 € par couple pour l’entrée avec restauration à partir de 20h30 sur les soirées éligibles. Accès réservé aux majeurs (18+), dress code chic, réservation facultative via une billetterie en ligne tierce jusqu’à 30 minutes avant l’ouverture. La page précise que les tarifs peuvent varier selon l’événement. (Relevé le 19/09/2026)
- Yacht Club 76 — charte publiée par l’établissement — La charte du club impose le consentement explicite pour tout geste ou toute proposition, le respect absolu des limites de chacun, la protection de l’anonymat des membres et l’interdiction de toute capture et diffusion d’image. Sert de point de comparaison vérifiable pour évaluer le règlement intérieur d’un établissement. (Consultée le 19/09/2026)

